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La wilaya de Tipaza abritera cette année les festivités officielles et nationales de Yennayer, marquant le début du nouvel an Amazigh 2970, a annoncé mardi le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) qui prévoit un programme « riche » et « instructif », alliant les aspects socio-éducatifs et l’aspect académique.

« Cette année le HCA, pour abriter les festivités officielles et nationales, a choisi la wilaya de Tipaza mais avec un rayonnement sur l’ensemble de ses communes, ainsi que l’intervention habituelle au niveau des autres wilayas », a indiqué le HCA dans un communiqué.

Selon son secrétaire général, Si El Hachemi Assad, le nouvel an amazigh Yennayer 2970 sera célébré cette année « avec un programme riche, instructif, alliant les aspects socio-éducatifs (des expositions d’artisanat et des manifestations artistiques et environnementales, comme la plantation d’arbres) et l’aspect académique, à travers un colloque qui réunit des historiens, des archéologues, et des anthropologues et autres universitaires ».

La célébration du nouvel an amazigh se distingue, cette année, par « publication, en une seule édition, de cinq titres traitant de Yennayer en tant que sujet d’étude et axe de réflexion menés par des universitaires aguerris », a-t-il ajouté.

L’objectif visé, a-t-il poursuivi, est de « mettre en exergue la portée philosophique, historique, socio-culturelle et symbolique de cette fête ancestrale ».

Le HCA rappelle, à ce titre, que cette fête est « célébrée avec faste dans les foyers des différentes régions du pays mais aussi sur les places publiques par les associations et les institutions de l’Etat, notamment depuis la consécration du premier jour de l’an amazigh, correspondant au 12 janvier de chaque année, comme une journée chômée et payée, en vertu de la modification en 2018 de la loi n 63-278 du 26 juillet 1963 fixant la liste des fêtes légales en Algérie ».

Le HCA, les autres institutions de l’Etat ainsi que la société civile « célèbrent cet événement dans sa dimension nationale, caractérisée par la richesse et la diversité de ses expressions culturelles et ses manifestations festives les plus authentiques », a-t-il souligné.

Il a estimé que l’évènement « se veut un solide ferment dans la symbiose populaire et un ciment inaltérable pour la cohésion sociale et l’unité du peuple algérien ».

« Autant Yennayer est une fête traditionnelle, marquant le début de l’année agraire, autant c’est une tradition millénaire de notre société », a-t-il fait remarquer, soulignant que cette fête « nous rappelle que la dimension amazighe, comme les autres composantes consacrées par la Constitution algérienne, édifie l’unité de la nation, sa pérennité et la cohésion sociale de notre pays ».

Pour le HCA, « cette fête constitue le socle commun des valeurs ancestrales de convivialité, de partage, de générosité, de solidarité et du vivre ensemble ».

« Yennayer doit être lié au sens véhiculé par la tradition, celui centré sur le respect de la terre et orienté vers la connaissance scientifique en rapport avec la dimension historique », a-t-il soutenu, considérant Yennayer comme « un repère à la fois spatial et temporel, qui marque la profondeur de notre histoire et de notre patrimoine culturel ».

Il a expliqué, à ce titre, que sur le plan patrimonial, cette fête célèbre la terre nourricière et le respect qui lui est dû en valorisant ce rapport « charnel » entre l’homme et la terre dans ses différents aspects « qui doivent être réinvestis dans des perspectives éducatives et de formation à travers l’école ».