Introuvable depuis quelques jours dans les officines, la vitamine C dans ses versions populaires, effervescente et à croquer, n’est plus disponible en pharmacie. En cause ? Une demande effrénée sur ce produit, recommandé dans la «prévention» contre le Covid-19, bien qu’aucune preuve scientifique n’est venue étayer cette thèse, si ce n’est un effet certain de la vitamine C dans le renforcement des défenses immunitaires.

Ce n’est pas la première fois que l’on enregistre une rupture de stocks en officine de cette précieuse vitamine, particulièrement en saison grippale, mais le phénomène ne semble pas seulement circonscrit à l’Algétie, puisque le Maroc a connu le même phénomène au mois d’avril et pour les mêmes raisons, une forte demande liée à la prévention du coronavirus.

D’aucuns pourraient recommander de se tourner vers les fruits et légumes riches en vitamine C, certes, mais quand on sait que pour obtenir un gramme de vitamine C, il faut manger l’équivalent d’un kilo et demi d’oranges… Et au prix où sont d’autres fruits plus riches en vitamine C…

La seule formule encore disponible dans certaines officines est l’acide ascorbique sous forme de poudre qui, même peu prisée par le consommateur algérien, est en passe de manquer sur les rayonnages des pharmacies, tant la demande et la peur de contracter le virus sont grandes.