Secret de polichinelle. Samir Chaâbna ne fera plus partie du gouvernement. C’est ce que vient de confirmer, ce que tout le monde savait déjà au moins depuis jeudi, un communiqué du premier ministère, relayé par l’Agence de presse officielle.

Le communiqué explique les raisons de cette «dé-nomination» par le fait qu’ «Il a été demandé à M. Samir Chaabna de se conformer aux dispositions prévues par la Loi n 17-01 du 10 janvier 2017, fixant la liste des hautes responsabilités de l’Etat et des fonctions politiques dont l’accès requiert la nationalité algérienne exclusive et de renoncer à sa nationalité étrangère»

«Devant de son refus et sur décision du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, sa nomination en tant que ministre délégué, chargé de la Communauté nationale à l’étranger a été annulée et par conséquent M. Samir Chaabna ne fait plus partie du Gouvernement».

Mais le plus étonnant dans ce communiqué reste ce passage: « Lors des consultations pour la constitution du gouvernement, a-t-on ajouté, M. Samir Chaâbna a accepté le portefeuille de ministre délégué chargé de la Communauté nationale à l’étranger sans pour autant déclarer sa double nationalité »… Quid de l’enquête d’habilitation ?

C’est le second couac dans une nomination gouvernementale en Algérie, mais pas pour les mêmes motifs. On se souvient encore de la nomination sous le gouvernement Tebboune en 2017 du jeune ministre, affilié MPA, Messaoud Benagoun qui, nommé jeudi, ministre du Tourisme il est dégommé dimanche ! La différence entre Chaâbni et Benagoun? Le premier s’est rétracté préférant la nationalité française à un poste ministériel éphémère et le second s’est fait éjecter pour antécédents judiciaires. Le lien commun entre les deux: une enquête d’habilitation menée apparemment par-dessus la jambe… ou pas du tout !