Algerians gather in front of Algiers Court of Justice during a protest against former Algerian Prime Minister Ahmed Ouyahia, in Algiers, Algeria on April 30, 2019. According to media reports, Ouyahia was questioned today as part of a broader investigation into corruption charges. (Photo by Billal Bensalem/NurPhoto via Getty Images)

Dans le procès SOVAC, le représentant du ministère public près le tribunal de Sidi M’hamed, a requis 15 ans de prison et une amande de 2 millions de DA à l’encontre de l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, la même peine de prison pour le PDG de Sovac Mourad Oulmi, et 12 ans de prison assortie d’une amande de 2 millions de DA contre l’ancien ministre Youcef Yousfi.

L’autre accusé dans cette affaire, Abdeslam Bouchouareb, actuellement en fuite à l’étranger, le représentant du ministère public a demandé une peine de 20 ans de prison et une amende de 8 millions de DA avec émission d’un mandat d’arrêt international, et

Les accusés sont poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation liés à la corruption dont « transfert à l’étranger de capitaux issus de revenus criminels, corruption, trafic d’influence et pression sur des fonctionnaires publics pour l’obtention d’indus privilèges ».

Une peine de 20 ans de prison ferme a été requise contre l’accusé Djarbou Amine, assortie d’une amende de 8 millions de DA. La même peine a été requise contre l’épouse du PDG de Sovac Mme Benmoussa Fatiha avec émission d’un mandat d’arrêt international.

Des peines de 5 ans de prison ferme assorties d’une amende d’un (1) million de DA ont été requises contre l’ancien PDG du Crédit populaire d’Algérie (CPA) Omar Boudiab et des anciens cadres du ministère de l’industrie et de la commission du crédit au niveau du CPA.

Le représentant du ministère public a requis également une amende de 32 millions de DA pour les entreprises impliquées dans cette affaire ainsi que la saisie de leurs biens, outre l’interdiction d’exercice d’une activité économique pour une durée de 5 ans.

Avant ses réquisitions, le représentant du ministère public a affirmé que les accusés parmi des anciens responsables (Ouyahia, Bouchouareb et Yousfi) ne sont pas poursuivis dans cette affaire pour des actes politiques mais pour avoir commis des actes délictuels punis par la loi et celle de la lutte contre la corruption ».

Durant la soirée du deuxième jour du procès, l’huissier de justice du Trésor public a indiqué que cette affaire a causé « des pertes de 297 millions de DA pour l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) et de 225 milliards de DA en ce qui concerne le dispositif SKD et CKD.