Pic de consommation énergétique en Algérie en 2019
Pic de consommation énergétique en Algérie en 2019/ Archives

La consommation d’énergie en Algérie est en hausse sensible. «Nous continuons à beaucoup consommer localement. Cela devient inquiétant par rapport à nos productions actuelles. En 2019, nous avons atteint en août un pic de 15.600 mégawatts de consommation d’énergie électrique. Pour le gaz, nous avons une consommation de 43 milliards de mètre cube dont 20 milliards de mètre cube destinés à la production de l’énergie électrique. En matière de produits pétroliers, nous avons eu aussi une pointe de consommation de 15 millions de tonnes en 2019, en progression de 7 % par rapport à 2018. C’est la première fois qu’on atteint ces chiffres », a déclaré Mohamed Arkab, ministre de l’Energie, sur les ondes de la Chaine 3 de la radio algérienne, ce mardi 25 février. Il a plaidé pour « une transition énergétique bien réfléchie et élaborée » pour, entre autres, rationnaliser la consommation de l’énergie. «ll faut faire un diagnostic de la situation actuelle et engager la réflexion sur un modèle énergétique », a-t-il dit en parlant d’une large consultation des experts, des associations et des clubs énergie.

Un domaine minier exploité à 38 %

« Nous devons varier le bouquet énergétique. Actuellement, 98 % de notre énergie électrique provient du gaz naturel. Nous avons 370 mégawatts en central hydraulique, 400 mégawatts en central photovoltaïque et 10 mégawatts éolien. Ce n’est pas suffisant. Nous consommons des quantités volumineuses de gaz. Aujourd’hui, nous devons renouveler les réserves d’hydrocarbures en allant vers l’extrême amont et augmenter nos capacités de production par la mise en exploitation des découvertes. Nous avons plus de 150 gisements découverts qui n’ont pas encore été mises en exploitation. Avec la nouvelle loi sur les hydrocarbures et le nouveau régime fiscal, nous pouvons améliorer nos performances. Nous avons un domaine minier de 1.500.000 km² exploité à 38 % seulement. Nous allons aussi vers l’extrême aval en cherchant l’industrialisation pétrochimique », a détaillé le ministre de l’Energie. Selon lui, la transition énergétique permettra, à terme, de préserver 240 milliards de mètre cube de gaz, l’équivalent de 50 milliards de dollars.