Choc pétrolier et Corona, un double défi à relever/ AFP

Les prix du pétrole ont connu ce mardi leurs plus hauts niveaux depuis début mars. Le Brent de la mer du nord pour livraison en août valait 43,55 dollars à Londres, en hausse de 1,09% par rapport à la clôture de lundi.

Les cours du Brent évoluent depuis lundi à leurs plus hauts depuis début mars après avoir enregistré la semaine passée leur septième hausse hebdomadaire consécutive.

Cette augmentation des prix de l’or noir est due au recul du nombre de puits pétroliers en cours de forage aux États-Unis et au Canada, selon les analystes.

Les spécialistes du marché pétrolier estiment, toutefois, que cette reprise reste fragile, en raison des indicateurs liés à « l’évolution de la demande » mondiale ainsi qu’à « la conformité » aux termes de l’accord signé par les pays du groupe Opep+ sur la réduction de la production par l’ensemble de ses membres.

Mais les investisseurs s’inquiètent d’une éventuelle deuxième vague de la pandémie de coronavirus, qui a été l’origine de la chute drastique des cours ces derniers mois, et ce alors que de nombreux pays poursuivent leur déconfinement.

Les investisseurs ont également les yeux tournés vers le Golfe où la coalition militaire menée par l’Arabie saoudite au Yémen a annoncé ce mardi avoir intercepté et détruit des drones piégés et des missiles tirés par les rebelles Houthis, dont un missile balistique qui visait la capitale Ryad.

Rappelons dans ce sens, les attaques contre des installations du géant pétrolier saoudien Aramco en septembre 2019, qui avaient réduit momentanément de moitié la production de pétrole de l’Arabie saoudite, provoquant une brève flambée des cours du brut.