Dans la nouvelle mouture de la loi de finances complémentaires que prépare le gouvernement, les prix du carburant et de l’électricité ne connaîtrons pas de hausses, assure le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab qui précise que le gouvernement privilégiait le recours à des mesures additionnelles pour rationaliser la consommation nationale de produits pétroliers et d’électricité.

« Nous allons nous pencher sur de nouvelles mesures visant à réduire le gaspillage dans la consommation d’énergie » par la consécration d’un « nouveau modèle de consommation énergétique », a affirmé le ministre qui juge la consommation de carburants qui atteint les 15 tonnes par an, d' »irrationnel »

Concernant l’électricité, M. Arkab a précisé que la consommation de cette énergie avait atteint son pic durant l’été 2019 avec 15.600 mégawatts, soit une hausse de 14% par rapport à la même période en 2018, ajoutant que la consommation domestique était estimée à 65% contre 18% seulement pour le secteur industriel.

Là encore le gouvernement privilégie la lutte contre le gaspillage et la valorisation et le renouvellement des ressources d’hydrocarbures afin de reconstituer les réserves déjà consommées.

Dans cette optique, l’Etat a décidé de recourir à l’énergie solaire pour l’éclairage public dans toutes les communes, car comme le rappel le si 27% de l’électricité est consommé par les collectivités locales, pratiquement la moitié est consommé par l’éclairage public.

Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya présenté les grandes lignes de l’avant-projet de loi de finances complémentaire pour l’année 2020, lors d’une réunion du Gouvernement présidée mercredi par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad,

Les propositions de réaménagement formulées concernent de nombreux secteurs et tendent à apporter la souplesse demandée par les opérateurs économiques, notamment ceux porteurs de projets d’investissements, en particulier dans le domaine de la micro-entreprise et des startups.