Le PDG du groupe Services portuaires (Serport), Djelloul Achour a indiqué à l’APS la mise en place en juin prochain d’une école de management portuaire qui sera chargée d' »assurer de manière régulière et durable, la formation en management portuaires des cadres et autres personnels et à accompagner le rajeunissement de l’encadrement au niveau des filiales du portefeuille, et assurer une relève managériale permanente. Avec des programmes adaptés et des formations diplômâtes en collaboration avec des instituts spécialisés de renom européens ».

Dotée d’une capacité de 500 places pédagogiques, cette école qui sera installée au port de Mostaganem, permettra de « remédier au manque de performance managériale » dans ce domaine (les activités portuaires, l’exploitation, la sécurité, la logistique portuaire et extra portuaire, la digitalisation…).

S’agissant du bilan des activités portuaires durant l’année 2019, le PDG a expliqué la croissance de 1% enregistrée en matière de volumes de marchandises transportées, par la levée de certaines restrictions sur l’importation.

« Le pays a traversé une période difficile l’année passée, mais malgré cela nous avions été surpris par ce résultat. C’est essentiellement la levée des restrictions en matière d’importation qui a stimulé l’activité portuaire. L’augmentation des opérations d’exportation a également contribué à ce progrès , notamment des produits industriels et de ciment », a-t-il analysé.

« Le résultat est dû aussi à l’appréhension des entreprises portuaires par rapport à la situation économique: plusieurs ports ont décidé de doubler d’effort et de travailler au delà des heures habituelles en craignant de subir des dommages importants à cause de cette situation », a-t-il ajouté.

Pour rappel, les dix entreprises portuaires relevant du Groupe Serport ont enregistré une augmentation du trafic global de marchandises à 120 millions de tonnes en 2019 contre 119 millions de tonnes en 2018. Le volume de marchandises exportées depuis les dix ports commerciaux algériens s’est élevé à 75,6 millions de tonnes d’exportation équivalant, soit 63 % du trafic global traité en 2019.

Des évolutions « significatives » en matière de trafic global ont été constatées particulièrement au niveau du Port de DjenDjen (+32%), Port d’Oran (+10%), Port d’Annaba (+ 5%), et le Port d’Alger (+2%).