Celles et ceux qui ont accès à Netflix ont certainement dû croiser ce film, DNi 365, une production polonaise qui cartonne depuis juin sur la plateforme de Reed Hastings .

Beaucoup d’internautes cinéphiles jugent, cependant, le film «ignoble et révoltant», estimant qu’il participe à la promotion du viol. Adapté d’une série de livres signés Blanka Lipińska, cosmétologue et auteure polonaise connue pour sa trilogie érotique commençant justement par 365 Dni, ce long métrage, qui fait partie des dix films les plus regardés sur Netflix n’a pas fini de susciter désapprobation et colère. Certains y dénoncent une banalisation, voire une glorification des violences faites aux femmes.

Mais d’abord, le synopsis: « Laura, assistante commerciale en Pologne, effectue un voyage en Sicile avec son petit ami et des amis pour fêter son anniversaire. Mais elle est kidnappée par Massimo, un mafieux italien, qui lui donne 365 jours pour tomber amoureuse de lui. Celle-ci refuse de lui obéir. Mais alors que Massimo lui promet de ne pas lui faire l’amour sans sa permission, aucune expression de consentement n’est introduite avant la toute fin du film. Une relation sadomasochiste s’installe alors entre eux. Ce n’est que quelque temps après le délai imposé que Laura finit par tomber sous le charme de son agresseur.» Dans le pur cliché du syndrome de Stockholm.

Une chanteuse galloise, Duffy a adressé une lettre ouverte à Netflix demandant la suppression du film en question de la plateforme. « Je me calme, dit-elle dans sa lettre, pour vous expliquer ici que quand j’ai été victime de trafic et de viol, j’ai eu la chance de retrouver ma vie, mais beaucoup trop de personnes n’ont pas eu la même chance. (…) J’encourage les millions de personnes qui ont apprécié le film à réfléchir à la réalité du kidnapping et du trafic, de la force et de l’exploitation sexuelle, et à cette expérience qui est à l’opposé du fantasme glamour dépeint dans 365 Dni.»

Sur les réseaux sociaux, la polémique n’a pas fini d’enfler avec, entre autres, une pétition réclamant sont retrait et signait par plus de 40 000 personnes, à l’initiative du « collectif Sœurcières », un groupe féministe français. Netflix fait toujours la sourde oreille et DNI 365 est numéro 1 des tendances sur la plateforme…