Le gaz de schiste est devenu ces derniers jours, le sujet central d’une grande œuvre née dans l’improvisation et qui se structure à une vitesse remarquable.

Si aux États-Unis le débat demeure guidé par l’habituel rationnel entrepreneurial , en Algérie les boîtes rentières de la communication en énergie et qui gravitent encore autour de la « mamelle Sonatrach » vont inventer l’eau chaude en mars prochain à Oran, afin de nous parler du « Tight réservoirs » et « Drilling bit Technologie » .

Du pompeux mixe à l’irréfléchi quoi ! Dans un pays égaré’ … se situant imparablement dans une asymétrie effroyable. Et c’est du gaz de schiste qu’il s’agit en tout compte fait.

Tout d’abord dans son volet prévisionnel environnemental, là où le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (IPCC International panel on Climate Change) avait balayé d’un revers de la main le qualificatif « propre » de cette ressource Fossile, claironne souvent par le sous-secrétaire à l’Énergie, Mark Menezes.

Le pronostic de l’IPCC rapporté par le portail Washingtonien earthworks, considère que le gaz de schiste est en vérité une énergie beaucoup plus dangereuse que le gaz naturel conventionnel. Le point d’orgue de la problématique réside essentiellement dans cette exploitation par fracturation et sa capacité « énormissime » à débiter les gaz à effet de serre, dans la mesure où des quantités de méthane libérées dans l’air, sont 30 fois plus polluantes que le CO2 lui-même. Ceci est pour l’atmosphère.

Quant au chapitre du sol, la controverse environnementale n’est pas en reste. Selon les données du Journal « Of Petroleum Technologie » combinées avec celles de »The U.S. Energy information administration », le nombre des forages de schiste vient d’exploser de 1800 % dans 21 États américains, passant de 22000 puits en 2000 à plus de 390 0000 à la fin de 2019. Or, parler du nombre de puits ne peut se faire sans soulever les quantités d’eau utilisées dans la fracturation, mais surtout leur traitement une fois contaminé.

« The fracking fluid » (principalement l’eau, le sable et les produits chimiques) est devenu un titre farci de grands thèmes traités par une sorte d’États généraux de l’Intelligencia américaine. Sur le magazine électronique des scientifiques American une vieille publication de 175 ans d’âge, on peut lire : L’utilisation de l’eau augmente à mesure que la fracturation augmente. Elle augmente beaucoup plus dans les régions sèches.

Que dire donc de notre Tanzrouft l’algérienne (NDLR), une des plus chaudes et des plus sèches au monde. Le SA qui nous présente une fabuleuse étude de the « American Geophysical Union » adhère à cette fourchette de 9.6 millions de gallons d’eau pour un seul puits de schiste soient plus 36 millions de litres comme c’est le cas de la consommation dans Le Marcellus Shale de la Pennsylvanie entre 2011 et 2014.

Mais la puissante AAAC ( American association for the advancement of sciences) place un chiffre supérieur par année concernant la zone de sud du Texas appelée Eagle Ford .Selon cet organisme, la consommation d’eau dans certains puits a augmenté’ de 550 % soit un volume de 2302 m³ en 2011 pour se situer aux alentours de 15119 m³ en 2016 converti en 15 millions de litres . Ici et en volume, les Data blogs du Britannique The Guardian échafaudent leurs symétries en supputant qu’il suffit parfois de 500 litres d’eau pour produire un 1 kg de Ble’ et 287 litres pour un équivalent en pomme de terre. P. Bowles un fermier américain va encore dans la précisons et avance le chiffre de 1245 litres pour produire 1 kg de blé.

Les data blog mais en parallèle à l’environnemental, l’espace intello stellaire de l’actuariat (les vrais Crack en math … précisons ! ) fait leur descente pour accomplir une réévaluation comptable sur ce gaz de schiste.

Devin Mc Dermott, analyste chez Morgan Stanley sort le premier sur Bloomberg pour trancher : « On ne gagne rien si le prix du Gaz ne franchit pas le seuil de 2.60 dollars le Mmbtu . Tiens Tiens qui l’eut crû, le schiste vit dans cette conjoncture sa propre perte, alors que c’est lui qui a donné’ du « souffle énergétique » aux Usa, poussant le président Trump à lancer des vociférations en octobre 2019, vociférations enrobées de nouvelles épithètes comme : le gaz de la liberté’ ou les molécules de la liberté’ US ( Freedom Gas- Molécules of US Freedom) .

C’est dire que la fiesta semblerait éphémère puisqu’ on soupire de malaise aujourd’hui par exemple, un jeudi 24 janvier 2019 où l’Index Henry Hub nous signala une chute historique du prix du gaz naturel à 1,89 $US/ Mmbtu .

De plus pour bien déduire, une petite lecture comparative de la charte de Macrotrends nous fait rappeler déjà du prix d’un GN un certain 13 décembre 2005 où le Mmbtu avait franchi la barre de 15, 39 dollars Usd .

Reste à dire qu’à l’heure actuelle, les présentations de l’Energy Information administration (EIA), sont toutes d’avis que le Gaz a réellement perdu 74,63% de sa valeur entre le 1er janvier 2007 et le 1er janvier 2020. Or et même si cette situation a fait et fait davantage le bonheur des consommateurs américains, il va sans dire en répétant que le gaz naturel traverse actuellement des moments difficiles surtout dans son équation de rentabilité’ et son corolaire investissement.

Son variant gaz de schiste américain lui a causé un tort et en a produit un bouleversement insondable. En florilège les zigzags rhétoriques (rhetorical zigzag) et l’euphorie de Trump pour une victoire nationale fon t jaser le non lucratif sightline des environnementalistes . Pour détromper l’auditorat Il ’attaque sans coup férir dans un titre sans appel « 2019 la fracturation hydraulique s’est effondrée.

S’ensuit alors une communauté’ de journalistes laquelle commence à s’interroger sur le rationnel dans toutes ces dépenses faramineuses avec le pari environnemental qu’on connaît. Les foreurs de schiste ont extrait tellement de gaz que le prix a fini par chuter au-dessus de 2 dollars ramenant les producteurs à opérer des vagues de dépréciations de licenciement et des coupes dans les dépenses comme le cas de Chevron . le Wall Street Journal rapportait que cette compagnie a annoncé une dépréciation de la valeur de ses actifs, notamment dans le gaz de schiste, de 10 à 11 milliards de dollars Fins de la première partie Mmbtu est l’unité’de cotation du gas naturel (British Thermal Unit)