Facebook

Le réalisateur Cherif Aggoune, 68 ans, est décédé mardi à Paris. Le défunt, apprend-on, a succombé à une crise cardiaque.

Né en 1951, Cherif Aggoune avait entamé des études de physique à l’université d’Alger avant de s’inscrire en France à l’Ecole supérieur des études cinématographiques à Paris (ESEC).

Diplômé de l’ESEC de Paris, il rentre en Algérie en 1981 et intègre la télévision nationale en tant que premier assistant réalisateur.

En 1990, il le premier film en langue amazighe « Tagara Lejnun » . En 2013 Cherif Aggoune revient avec « L’héroïne », son premier long métrage produit et distribué par l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (AARC).

Dans un entretien accordé au quotidien Reporters en avril 2018, le cinéaste avait confessé qu’il s’était beaucoup inspiré par les cinéastes de la nouvelle vague. « Ils ont donné l’idée qu’on peut faire du cinéma autrement, sans studios, sans stars. Que c’était facile. C’est vrai que quand on voit « A bout de souffle » on se dit qu’il suffit d’avoir une caméra, de suivre les comédiens et le tour est joué. Avec eux, le cinéma n’était plus qu’un art, mais un art de vivre. »

Le monde du cinema en Algérie est en deuil. Beaucoup de cinéastes et hommes de culture ont exprimé leur tristesse et leur choc d’avoir perdu un des leurs.