L’artiste peintre Nouredine Chegrane exposera ses nouvelles œuvres la semaine prochaine à Dar Abdelatif, à Alger, à l’initiative de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC). Le vernissage de l’exposition « Hommage au Jazz » aura lieu samedi 25 janvier 2020 à partir de 15 h 30. L’exposition sera ouverte au public jusqu’au 7 février 2020.

« Feeling’ », la dernière exposition de Nouredine Chegrane remonte à janvier 2019. Elle a été organisée par la Fondation culturelle Ahmed et Rabah Asselah. Elève de M’Hamed Issiakhem, Nouredine Chegrane a étudié à l’Ecole d’Architecture et des Beaux-arts d’Alger.

A partir de 1967, il adhère au groupe Aouchem aux côtés de Mustapha Akmoun, Denis Martinez, Choukri Mesli et Rezki Zerarti. Le groupe revendique le patrimoine culturel amazigh et africain en valorisant les signes, le symboles et les caractères dans les différents travaux artistiques (toiles, poterie, tapisserie, etc) pour rompre avec « l’art officiel ».

Les symboles et les lettres amazighs sont forts présents dans les peintures de Nouredine Chegrane, comme cela a été clairement montré lors de l’exposition « Le signe comme le phœnix », en avril 2018, à Alger.

« Il y a beaucoup de choses à lire dans le signe »

« Le signe est un élément plastique. Tout est signe. Il y a beaucoup de choses à lire dans le signe. Le groupe Aouchem m’a ramené beaucoup de choses. L’artiste est le témoin de son temps, présente et explique ce qui l’entoure d’une façon belle. Autant le faire avec le sourire, la couleur et la musique », a déclaré Nourdine Chegrane dans une interview à la télévision.   

Les couleurs chaudes caractérisent également les œuvres de l’artiste peintre qui a exposé partout dans le monde de Tokyo à La Havane en passant par Le Caire, Moscou, Rabat et Rome. Lors de la même exposition d’avril 2018, il a présenté des toiles dédiées à l’art musical comme « Take Five » (titre célèbre de Dave Brubeck), « It’s magical » ou « Blue Hope ».

Nouredine Chegrane est également musicien. Il était membre du groupe jazz d’Alger, « Les Titans ». Il jouait de l’harmonica et des percussions. Naturel donc qu’il rende hommage au jazz et à son univers fabuleux.