Le gouvernement français a publié, vendredi soir, un décret autorisant une reprise immédiate des cultes religieux publics. Toutefois, le Conseil français du culte musulman a indiqué que la prière de l’Aïd, dimanche, ne pourrait avoir lieu dans les mosquées.

Une mesure conditionnée, néanmoins, par le respect de règles sanitaires, bien qu’à terme, c’est la « reprise généralisée des cérémonies religieuses le 3 juin » qui est ciblée. Dans les églices et les offices religieux, les mesures de distanciation et le port du masque seront de rigueur.

A noter que cette mesure d’assouplissement intervient suite aux injonctions de la plus haute juridiction administrative, le Conseil d’Etat, qui avait jugé que si l’interdiction des lieux de culte pouvait être admise dans la première phase de lutte contre la pandémie, elle était « disproportionnée » depuis le déconfinement progressif et de ce fait, constituait une « atteinte grave et manifestement illégale » à la liberté de culte. Le gouvernement devait sous huitaine prendre toutes les dispositions pour autoriser la reprise des cultes religieux et des rassemblement dans les lieux de culte. Une reprise conditionnée par des mesures sanitaires strictes.

Cette mesure intervient deux jours après la fête de l’ascension, le jeudi 21 mai. Les fidèles se rattraperont pour les fêtes de la Pentecôte le 31 mai prochain.

Si les responsables du culte musulman en France ont décliné l’offre pour l’instant, à la veille de l’Aïd notamment, catholiques et évangélistes vont devoir sacrifier de nombreux rituels: pas de baptêmes ni d’agapes. On évitera certainement le bénitier et ce ne sera sûrement pas encore le temps des hosties…