Solar panels of local mining company CAP are seen in the Atacama Desert June 5, 2014. CAP inaugurated the largest solar plant in Latin America with an area equivalent to 200 football fields and to generate enough power to meet almost all the electrical needs of an iron ore mine. The arid northern part of Chile and the southern Patagonia are ideal to generate, solar, wind or geothermal power. Picture taken June 5, 2014. REUTERS/Fabian Andres Cambero (CHILE – Tags: ENERGY ENVIRONMENT)

Des discussions entre Sonelgaz et la partie allemande en charge du projet « Desertec », pour le lancement des projets de centrales solaires ont lieu actuellement, a annoncé le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab aux députés de la Commission des Finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN).

En avril dernier, la Sonelgaz avait signé avec l’initiative « Desertec » un mémorandum d’entente pour élaborer une vision commune de coopération entre les deux parties.

La première étape de cette coopération comprend des études techniques détaillées des capacités de l’Algérie en énergie solaire, outre la formation et la qualification de spécialistes algériens dans ce domaine.

L’initiative « Desertec » s’inscrira dans le cadre de la mis en œuvre de la stratégie nationale de transfert énergétique de l’Algérie, ajoute le ministre.

Crédibilité

Par ailleurs, dans une déclaration à la presse, le ministre a déclaré que le comité interministériel de suivi de l’OPEP examinera les niveaux d’engagement de chaque partie quant à l’accord de baisse de la production et définira les difficultés auxquelles font face les pays n’ayant pas respecté pleinement leur engagement.

Si les résultats de l’accord du 6 juin sont jugés « satisfaisants », le ministre algérien de l’Energie juge que « l’OPEP a besoin d’affirmer la crédibilité de son accord sur les marchés pétroliers », pour cela l’Algérie met en garde ses partenaires dans cet accord que la crise n’est encore pas finie et que l’excédent sur le marché reste élevé.

Intérêts de l’Algérie

Interrogé par les membres de la commission au sujet du litige opposant la Sonatrach à la société espagnole Naturegy, le ministre a affirmé que la partie espagnole avait avancé l’article de cas de force majeure pour demander une révision du tarif du gaz.

L’Algérie, poursuit le ministre, refuse de considérer la crise sanitaire actuelle comme cas de force majeure, le confinement sanitaire n’ayant pas empêché les stations de production d’électricité de tourner.

La partie espagnole voudrait tirer profit de la concurrence féroce sur le marché international du gaz qui a entrainé un effondrement des prix, indexés généralement à ceux du pétrole, en vue de faire pression sur Sonatrach pour revoir à la baisse les prix du contrat.

Face à ces pressions, l’Algérie a mobilisé ses experts dans les secteurs de l’énergie et des Affaires étrangères pour préserver le client espagnol en maintenant les contrats signés au « mieux des intérêts de l’Algérie ».