Des sportifs américains, avec à leur tête John Carlos, exclu des Jeux olympiques de Mexico en 1968 pour avoir levé le poing contre la ségrégation raciale, ont appelé le CIO à supprimer les règles interdisant aux athlètes de manifester leurs opinions politiques, religieuses ou raciales pendant les Jeux.

“Les athlètes ne seront pas réduits au silence plus longtemps”, a écrit samedi 27 juin le conseil des athlètes du Comité olympique et paralympique des États-Unis (USOPC), auquel s’est donc associé Carlos, qui avait été exclu des JO après avoir levé son poing ganté en soutien au Black Power, avec son compatriote Tommie Smith, sur le podium du 200 m.

“Carlos et Smith ont tout risqué pour défendre les droits de l’Homme et leurs convictions, et ils continuent à inspirer chaque génération. Il est temps que les mouvements olympique et paralympique honorent leur courage plutôt que de dénoncer leurs actes”, ont exhorté les signataires.

“Les Comités internationaux olympique et paralympique ne peuvent continuer à punir ou écarter les athlètes qui prennent la parole pour défendre ce en quoi ils croient, en particulier quand ces convictions incarnent les objectifs de l’olympisme”, est-il encore affirmé.

En conséquence, l’USOPC appelle les instances sportives à une collaboration transparente avec les athlètes et les groupes d’athlètes.

Les règles actuelles du Comité international olympique interdisent toute “manifestation ou propagande politique, religieuse ou raciale” aux Jeux.

La demande du conseil des athlètes du Comité olympique et paralympique des États-Unis (USOPC) intervient dans un contexte de particulier marqué par des protestations aux Etats-Unis contre les injustices après la mort tragique de George Floyd, il y a un mois à Minneapolis.