Le gouvernement est décidé à prendre une série de mesures coercitives contre les conducteurs à l’origine d’accidents de la route, afin d’enrayer la spirale meurtrière qui sévit sur les routes du pays. Dorénavant, l’auteur d’un accident de circulation sera jugé en tant que « criminel » si sa responsabilité directe est établie, dans le cas d’une infraction avérée et préméditée du code de la route entrainant des victimes.

Ces mesures coercitives visent à juguler « le terrorisme des routes » à l’origine de la mort de milliers de citoyens par an, a expliqué le ministre des Travaux publics et des Transports, Farouk Chiali qui rappelé que le facteur humain est à l’origine de la majorité des accidents de la route enregistrés avec 96,4% contre 1,7% en raison de l’état des routes.

Mouchards

Les camions dont le poids total autorisé est supérieur à 3.500 kg et les bus de transport de voyageurs de plus de neuf (09) places sont également dans le viseur du gouvernement qui a décidé de les dotés de chronotachygraphes qui permettent de vérifier la distance parcourue, la vitesse, le temps de conduite et les temps de repos. Une opération entièrement prise en charge par l’Etat.

Pour leur part, les conducteurs devront respecter des temps de conduite et de repos règlementés. « Il est inconcevable qu’un chauffeur conduise pendant plus de 10 heures d’affilées. Tout chauffeur, aussi compétent soit-il, ne peut échapper à la fatigue, ce qui augmente les probabilités d’accidents », a déclaré M. Chiali.

Le ministre a annoncé le retrait immédiat du permis de conduire à l’auteur d’un accident, à « titre conservatoire ».

Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, avait ordonné, lors du Conseil des ministres du 3 février, « le durcissement, de concert avec le ministère de la Justice, des mesures rigoureuses à l’encontre de tout comportement criminel dans la conduite, notamment en ce qui concerne les moyens de transport collectif et scolaire ».