Le Gouvernement veut aller loin dans le développement du secteur agro-industriel. Pour ce faire, il a décidé de créer une sorte de guichet unique pour accueillir, orienter et accompagner les investisseurs intéressés par ce secteur.

Ce guichet inique portera le nom de l’Office de stratégie agro-industrielle, a annoncé mardi le ministre de l’Agriculture et du développement rural, Abdelhamid Hamdani sur les ondes de la chaîne 3 de la Radio nationale.

Cet office, selon le ministre, vise à lever tous les obstacles que pourraient rencontrer les investisseurs ‘’en débureaucratisant l’acte économique’’. Il indique, par la même occasion, que le secteur de l’agriculture ambitionne d’augmenter sa production de 30% avec l’objectif de diminuer les importations.

Hamdani, signale que la stratégie mise sur pied pour atteindre cet objectif, repose sur le lancement de l’investissement dans des filières stratégiques, à l’exemple du blé tendre, des huiles et de la poudre de lait. « Des produits qui pèsent lourdement sur la balance commerciale du pays », a-t-il souligné.

Il précise, à ce sujet, que l’augmentation de la production de blé, permettra de réaliser un gain d’un plus d’un milliard de dollars, et celle des huiles tirées du colza, en particulier, d’environ 500 millions de dollars.

Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture a indiqué que la production de semences et de plants, dont la quasi-majorité est importée des marchés étrangers, « affaiblissant d’autant le pays pour ce qui a trait à sa sécurité alimentaire ».

A ce propos, Hamdani signale que l’Algérie n’importe pas de semences céréalières, qui sont quasiment produites au niveau national. « Pour le reste, un programme est tracé, impliquant des pépinières privées et publiques, dans l’objectif de produire nos propres semences et nos plantes » a-t-il affirmé.

Interrogé sur les excédents de production agricole qui causent des pertes financières aux agriculteurs,, le ministre explique qu’ils doivent être traités par le biais des outils de régulation, dont ceux du stockage et de la transformation. L’autre solution, selon lui, devrait consister à étaler les cycles de production agricole en encourageant la création de coopératives d’agriculteurs pour organiser ces derniers.