Le ministre marocain de la Santé, Khalid Ait Taleb, a tiré la sonnette d’alarme après l’explosion des cas de contaminations au COVID-19, soulignant que la situation « est inquiétante mais pas hors de contrôle ».

Lors d’une conférence de presse, tenue lundi à Rabat, le responsable gouvernemental a précisé que l’évolution de la situation épidémiologique dans le Royaume dépendrait du sens de responsabilité individuelle et collective des citoyens.

Le ministre a imputé la dégradation de la situation épidémique au relâchement dans le respect des mesures préventives. « On ne doit pas se voiler la face. C’est le relâchement qui a causé cette montée d’infections », a-t-il souligné.

S’agissant de la décision de fermer huit villes marocaines, dont le taux de contamination est élevé, il a fait savoir que l’épidémie évoluait de manière brusque et il ne fallait pas laisser au virus la possibilité de se propager dans des zones moins touchées.

Selon lui, « le bilan des cas de contamination recensés en l’espace d’une semaine dépasse ce qui a été enregistré en quatre mois au Maroc ».

Par ailleurs, M. Ait Taleb a considéré qu’un retour au confinement « est une décision difficile à prendre », au regard de ses répercussions négatives sur l’ensemble des secteurs d’activité, et que la responsabilité collective restait la seule solution pour une sortie indemne de cette crise sanitaire.

En raison d’une « hausse considérable » ces derniers jours des cas de contamination au nouveau coronavirus, les autorités marocaines ont décidé d’interdire à partir de lundi les déplacements de et vers huit villes du pays dont Casablanca, Marrakech, Fès et Tanger.