La Loi relative à la lutte contre la discrimination et le discours de la haine autorise « l’infiltration électronique »

Depuis le début des épreuves du baccalauréat, les réseaux sociaux sont difficilement accessibles pendant la durée des épreuves. L’impact sur les sites électroniques est considérables.

Bis repetita. Depuis quelques années en Algérie, les épreuves du baccalauréat sont synonyme de galère pour les sites électroniques dont l’activité est fortement perturbée par les coupures internet durant les épreuves

Si la méthode avait été testée et adoptée par les précédents gouvernements Sellal et Ouyahia pour faire face à une fraude massive lors de l’examen du bac, on aurait pu penser que le gouvernement post-hirak éviterait la solution de facilitée pour juguler la triche et tablerait sur un travail de terrain auprès des candidats.

Il n’en est rien et le gouvernement Djerad qui a amendé le code pénal contre les fraudeurs, risquant désormais de la prison ferme, a décidé d’opter pour une ligne dure contre les tricheurs. « Je suis satisfait des mesures réglementaires et sécuritaires stipulées dans les différentes circulaires relatives à l’organisation de l’examen du bac» a affirmé le Premier ministre à Annaba, alors qu’il donnait le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat.

Sauf que les conséquences sur l’activité économiques sont importantes au regard de la situation engendrée par l’épidémie de Coronavirus. Les très nombreuses sociétés qui ont décidé de privilégier le télétravail, c’est le cas de plusieurs éditeurs de journaux électroniques, qui sont directement sanctionnés pendant cinq jours et ont une baisse d’activité préjudiciable pour leur activité.

Si pour l’heure il est encore trop tôt pour calculer les pertes engendrées par les coupures internet, on peut se référer aux chiffres publiés en 2018 pour se faire une idée. La perte de production était évaluée à 760 millions de dinars (5,5 millions d’euros) pour les onze heures de coupure réparties sur les cinq jours concernés, avait révèle Ali Kahlane, président de l’Association des opérateurs télécoms alternatifs (AOTA). Selon cet expert des TIC, « la tolérance de panne internationale normalisée pour une connexion internet utilisée en temps réel en entreprise, en administration ou autre, ne dépasse pas 5,6 minutes par an ». Or, les perturbations provoquées dernièrement par les autorités algériennes ont généré « 660 minutes de tolérance de panne ».

En attendant, les éditeurs de presse sont contraints de prendre leur mal en patience en attendant la fin des épreuves du bac, tout espérant que l’année prochaine, les autorités prennent des mesures proportionnées et légales pour combattre la triche.