Le vice-président de la Ligue de football professionnel (LFP), Farouk Belguidoum, a reconnu que la « majorité » des clubs professionnels refusent de reprendre la compétition, suspendue depuis mi-mars en raison de la pandémie de nouveau coronavirus (COVID-19), vu les difficultés financières auxquelles ils font face.

Lors de sa rencontre avec les clubs de l’Est, les dirigeants sportifs ont clairement fait savoir au vice-président de la Ligue de football professionnelle, qu’ils n’avaient pas les moyens financières pour mettre en place le protocole sanitaire exigée par les pouvoirs publics pour la reprise des championnats de football.

Crise financière

« La plupart des clubs traversent une crise financière. On ne peut pas leur exiger d’appliquer le protocole sanitaire exigé qui serait trop onéreux pour eux. Au cours de la réunion de mercredi, des clubs ont réclamé des sociétés nationales pour pouvoir survivre. Ils ont demandé à ce que toutes les équipes soient mises sur le même pied d’égalité. Pour eux, les pouvoirs publics doivent se pencher sur la question avec sérieux. Ils réclament tout simplement la suspension définitive de la compétition », a indiqué à l’APS Belguidoum. ».

« Une autre réunion avec les clubs du centre est prévue lundi prochain, sous réserve de l’accord du wali, en raison notamment de la crise sanitaire », a fait savoir M Belguidoum

Au sujet de la récente décision du président de la Fédération algérienne de football, Kheïreddine Zetchi, d’inviter les clubs à se prononcer « à la majorité » sur le sort qui sera réservé au championnat en cas d’arrêt définitif de la compétition, le vice-président de la LFP la juge importante car « les clubs sont les acteurs principaux, il faudra bien les consulter. Mais on n’en est pas encore là. Nous attendons toujours la position finale des pouvoirs publics concernant l’avenir du championnat », a-t-il ajouté.