Makri chez Tebboune
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Abderrezak Makri n’est pas content et il a tenu à le faire savoir. En tête de ses récriminations, l’adoption du projet de révision de la constitution par le pouvoir qu’il accuse de vouloir accentuer « l’hégémonie et la domination », a-t-il déclaré devant ses militants réunis à Médéa.

Pour le chef de la formation islamique, son parti est tenu à l’écart par les autorités. « ceux qui dirigent actuellement le pays n’aiment pas les partis actifs, à l’image du MSP qui est porteur d’un projet de construction et d’édification », a-t-il accusé et de conseiller aux responsables actuels de « méditer le sort des anciens responsables qui sont actuellement en prison , après avoir eu toutes les possibilité » 

« n’engager pas le pays sur la voie de l’aventure, profitez de l’expérience du Hirak pour remettre le pays sur les bons rails en respectant la volonté populaire », a lancé le leader de Hamas devant ses militants, en admettant néanmoins que le pays, à l’instar de tous les pays arabes  est visé dans son unité .

« Ce qui va protéger le pays c’est son unité, même si la situation politique , économique et culturelle sont actuellement difficiles »  « , concéder t-il en évoquant l’inévitable question de l’identité du peuple algérien qui est pour lui « Amazigh,mais il a adopté l’islam et la langue arabe »

Le leader du MSP avait très tôt contesté la mouture du projet de révision de la constitution, présenté par Ahmed Laraba, qu’il accusait le 22 juin sur sa page Facebook d’avoir rédigé une mouture au bénéfice des institutions financières internationales, dans la perspective de les solliciter pour faire face aux « difficultés financières vers lesquelles se dirige l’État », accusait Makri.