À la veille des élections présidentielles, les Algérois ont manifesté ce mercredi 11 décembre du quartier de Belouizdad à la rue Abdelkrim Khattabi ou un cordon policier les empêchait d’accéder à La Grande Poste. Les centaines de manifestants ont fustigé les cinq candidats à la présidentielle tout en affirmant qu’ils ne voteront pas, demain, 12 décembre.

L’appel à manifester ce mercredi a été lancé la veille sur les réseaux sociaux, une manière de se souvenir des manifestations du 11 décembre 1960 qui ont été décisives dans la victoire politique du peuple algérien contre l’armée coloniale. Les manifestants ont afflué du quartier de Belouizdad de Didouche Mourad, et de La rue Hassiba Ben Bouali. Les forces de l’ordre ont utilisé les gaz lacrymogènes pour disperser la foule au niveau de la Place de la liberté de la presse.

Rassemblés à la rue Abdlkrim Khattabi, les manifestants scandaient des slogans hostiles à la tenue des élections de demain. Les candidats à la présidentielle sont qualifiés de « loups » et ils clament qu’ils n’iront pas aux urnes le 12 décembre. Les manifestants disaient également leur attachement à leur pays l’Algérie n jurant qu’ils étaient prêts à mourir pour lui.

Une dame portant une pancarte sur laquelle elle a inscrit « un pouvoir qui ne fait pas la différence entre un peuple et une foule doit partir », dit qu’elle ne se fait pas d’illusion quant à la tenue des élections présidentielles. Elle , et informe le pouvoir « de ne pas se faire d’illusions,  la continuité de la contestation populaire sera là ».

Des étudiants sont également venus prendre part à cette manifestation. « Les citoyens nous soutiennent chaque mardi, on sera présent à chaque manifestation » dit un étudiant.

Ne pouvant pas continuer leur marche après la rue Abdlkrim Khattabi à cause du cordon policier, les manifestants se sont assis par terre pendant que d’autres tentaient de convaincre les policiers de les laisser passer. Un moment plus tard, la police a ensuite procédé à des interpellations.