HIrak à Alger, le 28 février 2020
HIrak à Alger, le 28 février 2020

Des dizaines de milliers de personnes ont investi les rues d’Alger centre vendredi 28 février à l’occasion du 54e vendredi du mouvement populaire, entamant une la deuxième année de mobilisation contre le régime en place.

Réagissant à l’actualité comme à leur habitude, les manifestants ont réitéré leur revendication du départ d’un pouvoir « pire que le coronavirus », après la découverte du premier cas du Covid-19 en Algérie cette semaine.

« Qolou lel issaba yroho yakhtona, el mardh taâkoum ktar men Corona » (Dites au gang au pouvoir de partir, la maladie qu’ils sont est pire que le Coronavirus), ont scandé des manifestants sur la rue Hassiba où, comme ailleurs, les nombres ont un peu baissé comparés au vendredi précédent et la forte mobilisation à l’occasion de l’anniversaire du Hirak.

Les contestataires ont également répété les demandes du mouvement, à savoir une justice indépendante, une presse libre et un « Etat civil et non militaire ».

Estimant que la justice est « aux ordres » du pouvoir, les manifestants ont également critiqué la relaxe de Khaled Tebboune, fils du Président Abdelmadjid Tebboune, poursuivi dans une affaire de « trafic d’influence, corruption et perception d’indus cadeaux » présumés le liant à Kamel Chikhi, l’importateur et promoteur immobilier aussi poursuivi dans le scandale des 701 kg de cocaïne découverts au port d’Oran en 2018.

« Baâou el bida w djabou baraâ » (ils ont vendu de la cocaïne et ont été innocentés), a-t-on entendu de la part du cortège venu de Bab El Oued.